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Test Ugreen NASync DH2300 : la simplicité d’un Cloud personnel à petit prix

Je vais être franc avec vous : je connais Ugreen uniquement comme constructeur de chargeurs ou d’accessoires pour smartphones et ordinateurs portables, avec un positionnement similaire à celui d’Anker. Cela dit c’est une marque qui s’est établie dans le paysage informatique et qui propose aussi des solutions de stockage comme les NAS dont fait partie le NASync DH2300que j’utilise. Et ce dernier se positionne comme un serveur destiné aux budgets serrés mais aussi aux utilisateurs en quête de simplicité et je dirais même aux profils débutants.

Ugreen NASync DH2300 : un boîtier minimaliste qui mise sur l’efficacité et le silence

J’ai l’habitude de voir des NAS au format horizontal mais ce DH2300 se démarque déjà sur le plan esthétique. L’appareil propose un format vertical très compact et léger (moins de 900 grammes à vide), ce qui lui permet de s’intégrer facilement sur un bureau ou sur une étagère. On est sur un appareil au design hybride pour un intérieur et malgré sa structure externe qui est essentiellement composée de plastique, les finitions bicolores grises et noires confèrent au produit une allure plutôt moderne.

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Pour installer les disques durs SATA (capacité maximale 60 To), Ugreen vous livre les vis ainsi que le tournevis adéquat. L’installation se fait très simplement en quelques minutes par le haut en retirant un capot amovible et aimanté. Les vis vont bien entendu permettre de fixer les supports de stockage. C’est un plaisir de facilité que de retirer le capot, cependant on oublie trop vite qu’il est amovible lorsqu’on souhaite déplacer le NAS, ce qui pourrait entraîner des risques de chutes ou a minima des frayeurs !

Sous le capot technique, l’architecture s’appuie sur un processeur huit cœurs ARM Rockchip RK3576 cadencé à 2,2 GHz, associé à 4 Go de RAM LPDDR4X qu’il ne sera pas possible d’étendre (elle est tout bonnement soudée) ce qui en fait un appareil léger en terme de performance mais finalement suffisant pour les besoins qu’il comble. De la même manière, le constructeur fait l’impasse sur les emplacements pour SSD au format M.2.

Autrement, la connectique se révèle plutôt complète : on retrouve un port USB Type-C à l’avant, deux ports USB Type-A à l’arrière et une sortie HDMI compatible 4K. Petit ajout ingénieux : une puce NFC est présente en façade pour télécharger l’application Ugreen NAS sur son smartphone Android et faciliter la connexion directe à partir du mobile. Pour la partie réseau, il n’y a qu’un port Ethernet avec un débit de 1 Gbps.

Le système d’exploitation qui vous accueille se nomme UGOS (pour Ugreen OS) et est basé sur la distribution Debian Linux. A son démarrage, on découvre un OS qui est plutôt moderne et fluide et qui vous invite à décider de la configuration RAID. Pour ma part, j’ai choisi la configuration RAID 1, à savoir le mirroring de manière à sécuriser mes données, mais il propose aussi les modes JBOD et RAID 0. Car effectivement, ce NAS est plutôt dédié aux usages de sauvegarde de données de type photo et vidéos et que vous allez pouvoir exploiter en local ou via Internet (Ugreen fournit automatiquement un sous-domaine basé sur le nom de votre appareil pour permettre une connexion distante et c’est vraiment pratique, voici la structure : « https://NomDeVotreAppareil.eur3.ug.link/ »; et vous pourrez vous connecter directement à partir du Chromebook ou tout autre appareil via le navigateur web). Par contre, vous n’allez pas pouvoir nativement faire de la virtualisation et de la conteneurisation Docker (qui permet de déployer des applications de manière packagée) : rien n’est proposé dans le store pour ce modèle, mais techniquement vous pouvez le contourner mais vous ferez potentiellement fasse à des limitations techniques (perso, je vais vraiment l’utiliser pour la sauvegarde, du coup, je vais éviter de l’utiliser en mode bac à sable).

Au-délà de cela vous avez un store applicatif limité à 21 applications (dont beaucoup sont déjà installées par défaut), vous avez par exemple la possibilité de télécharger un client torrent ou bien l’application « Office en ligne » qui semble être une suite bureautique propriétaire mais qui permet ainsi de faire du traitement de texte dans un contexte fermé (c’est votre Cloud privé en fait, personne n’a théoriquement accès à votre contenu).

Vous avez aussi l’application « Théâtre » qui est une interface vous permettant de centraliser vos films et séries stockées sur votre appareil et surtout de les présenter à la manière d’un Netflix avec des images et des descriptions, le tout dans une navigation assez moderne je trouve (avec des connexions APIs pour alimenter en informations). L’accès au NAS peut être partagé par la création de profils utilisateur et vous allez typiquement permettre de gérer des droits à des dossiers mais partager plus largement l’accès à vos contenus photos et films (et chacun peut regarder en simultané des vidéos à partir du NAS). Et en branhant directement votre NAS à votre téléviseur via le port HDMI, il sera possible de diffuser un film en donnant l’ordre via votre smartphone à la manière d’un cast.

Puisque c’est à la mode, Ugreen intègre à ce NAS un NPU de 6 Tops pour permettre l’exécution de l’IA en local au travers de modules téléchargeables. Entre autres, vous allez pouvoir faire de la reconnaissance de personnes, de la reconnaissance de texte… Vous pouvez donc remplacer, en quelque sorte, Google Photos !

Acheter le Ugreen NASync DH2300

Le Ugreen NASync DH2300 est proposé autour des 220 euros (sans les disques durs bien sûr), ce qui le place vraiment comme une alternative intéressante pour s’initier au Cloud personnel.