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Les Googlebooks débarquent en France : tout ce qu’il faut savoir !

Nous sommes en pleine période d’un tournant stratégique majeur avec une nouvelle approche de l’OS by Google ! Lors d’une conférence de presse dédiée et où j’étais présent, le géant américain a officiellement présenté les Googlebooks. Avec cette nouvelle génération (bâtie sur une pile Android et consolidé par ChromeOS sur la partie bureau et sécurité), la firme de Mountain View veut proposer une nouvelle expérience PC où l’OS est remplacé par un « Intelligent System » avec une montée en gamme matérielle sans compromis, une synergie logique avec Android et une intégration poussée de Gemini. Voici toutes les informations à connaître pour préparer leur arrivée en France le 5 octobre 2026.

Googlebook : finitions premium, puissance silencieuse et 5 modèles au lancement

On va être très clair et direct : le Googlbook vise le segment haut de gamme ! Les châssis font la part belle aux matériaux nobles comme l’aluminium usiné, les alliages de magnésium et la fibre de carbone. L’accent a particulièrement été mis sur la qualité de frappe avec des claviers rétroéclairés soignés (et avec une disposition spécifique pour les Googlebooks), de larges pavés tactiles haptiques (sensation verre) et une intégration sonore allant jusqu’à 6 haut-parleurs certifiés Dolby Atmos.

Si vous suivez notre site ou la chaîne YouTube Tech Live, la « Glow Bar » sera de la partie et est un retour aux sources (cf. Pixelbook). Cette barre lumineuse sera disposée sur le capot et va s’animer selon les contextes suivants : au démarrage, pour la batterie et va réagir visuellement aux requêtes Gemini. Pour les développeurs, il sera possible de personnaliser l’expérience.

Sous le capot, Google s’associe à Intel (Intel Core Ultra 3, génération Panther Lake) et Qualcomm (Qualcomm Snapdragon X Elite, on en avait déjà parlé) pour proposer des configurations véloces et efficientes, capables d’assurer jusqu’à 14 heures en lecture vidéo et 16 heures en navigation web (wow !).

Pour assurer de la pérennité et de la fluidité au niveau du multitâche, on parle de :

  • de 16 Go de RAM de base sur l’ensemble de la gamme (avec des options grimpant jusqu’à 32 Go)
  • de 256 Go de stockage en SSD jusqu’à 512 Go
  • d’écrans tactiles (500 nits) avec des définitions allant de 2,5K à 3K, majoritairement en technologie OLED.

Pour le lancement, 5 constructeurs vont ouvrir le bal dont voici les modèles et quelques caractéristiques ainsi que les prix qui affirment le positionnement haut de gamme (et justifié par le hardware) :

  • Acer Googlebook 14 (dès $899) : c’est le seul Googlebook convertible 2-en-1 du catalogue de lancement. La machine embarque un Intel Core Ultra 5 ou 7, un écran 14 pouces OLED 2.8K tactile et un châssis aluminium/magnésium de 1,13 kg.
  • Asus Googlebook 14 (dès $1 299) : c’est le poids plume absolu du catalogue avec seulement 1,0 kg sur la balance. Il se dote d’un écran 14 pouces OLED 2,8K tactile, d’un Intel Core Ultra 5 ou 7 et d’un touchpad haptique.
  • Dell XPS Googlebook (dès $1 199) : c’est le format plus compact de 13,4 pouces propulsé par la puce Snapdragon X Elite. Écran 2.5K, châssis aluminium usiné de 12,5 mm d’épaisseur, 1 kg et capteur d’empreintes.
  • HP Googlebook 14 (dès $1 299) : c’est le Googlebook qui semble être plus élégant que les autres avec une robe tout aluminium. Écran 14 pouces OLED 2.8K, processeur Snapdragon X Elite, 1,24 kg et trackpad haptique.
  • Lenovo Googlebook 15 (dès $1 299) : c’est la station de travail par excellence. Châssis en magnésium et fibre de carbone (1,28 kg), grand écran OLED tactile de 15.3 pouces 2.8K, puce Intel Core Ultra 5, audio Dolby Atmos et double biométrie (visage et empreinte comme le Dell).

Googlebook : une volonté de synergie sans friction avec Android

Je parle de volonté de synergie car c’est sans doute l’une des faiblesses historiques que Google corrige enfin de fond en comble grâce à la base technologique partagée avec Android. Le Googlebook ne traite plus le smartphone Android comme un périphérique tiers (lags, notifications doublonée…) mais plutôt comme une extension directe de l’espace de travail.

Selon Google, dès la première mise en route, la transition est transparente : la connexion à votre compte transfère vos paramètres, vos réseaux Wi-Fi enregistrés, vos mots de passe et vos messages grâce à un chiffrement de bout en bout. Au quotidien, trois fonctionnalités viennent transformer l’expérience multi-appareils :

  • Continue On (le famux Handoff que nous avions découvet) : en gros, vous lancez un projet sur le smartphone en déplacement (par exemple un arrangement audio sur BandLab) et en ouvrant votre Googlebook, une icône dédiée dans la barre des tâches vous permet de reprendre exactement là où vous vous étiez arrêté. Si c’est du web, on imagine que c’est facile à gérer, quand est-il des apps Android ?
  • L’application « Fichiers » unifiée : plus besoin de s’envoyer des pièces jointes par e-mail ou de jongler avec le Cloud. L’explorateur de Fichiers du Googlebook permet d’explorer, de rechercher et d’éditer directement les documents et photos résidant sur la mémoire de votre téléphone. On espère vraiment le « sans friction ».
  • Cast My Apps : plutôt que de détourner le regard vers le mobile pour valider une commande ou récupérer un code de validation dans les SMS, on pourra diffuser et interagir avec l’application du téléphone directement dans une fenêtre du bureau du Googlebook. Là aussi, on espère que le streaming sera vraiment fluide, ce qui n’était pas le cas sur ChromeOS (architecture différente).

Googlebook : un système intelligent car Gemini est au cœur de l’OS

Comme vous le savez, Google ne s’est pas contenté d’ajouter une simple touche d’accès à un chatbot. Avec un NPU dédié délivrant plus de 45 TOPS de puissance de calcul embarquée, les Googlebooks intègrent des capacités d’IA locale avancées sans faire rugir les ventilateurs (mais on va peut-être un peu les entendre) :

  • Magic Pointer : on retrouve le fameux Magic Pointer. C’est en quelque sorte la réinvention du pointeur traditionnel. D’une simple secousse du curseur de la souris ou via un raccourci clavier, Magic Pointer s’active et comprend visuellement le contenu à l’écran grâce aux modèles multimodaux de Gemini. Vous pouvez par exemple surligner un programme d’entraînement de course à pied sur une page web pour qu’il planifie automatiquement chaque séance dans Google Calendar. Si vous recevez un mail et que vous avez des doutes sur la provenance et la finalité, un survol de souris permet d’analyser le texte et les éléments visuels pour détecter une tentative de phishing. Et pour préserver la vie privée, l’analyse ne se réveille que si le curseurs est expressément sollicité.
  • Rambler : placé à côté de la touche d’Insertion rapide (dont on savait la présence), cet outil de saisie vocale contextuelle, présent sur les Pixels si je ne m’abuse, remplace la dictée traditionnelle. Plutôt que de retranscrire bêtement hésitations, tics de langage et fautes, Rambler structure à la volée la réflexion en temps réel. On devrait dont pouvoir jeter en vrac nos idées après une réunion, et l’outil devrait s’occuper de créer une synthèse impeccable avec puces et plan d’action. Il gère aussi nativement le changement de langue en cours de phrase sans décrocher.
  • Create My Widget : c’est en bêta mais globalement vous décrivez ce dont vous avez besoin en langage naturel, et le système génère un widget interactif sur votre bureau grâce à l’IA (suivi des résultats d’un club de sport, compte à rebours d’un voyage à venir…).

  • Gemini Spark : Google met en avant Gemini Spark, le système qui permet également d’exécuter des requêtes d’automatisation lourdes en arrière-plan, même lorsque vous refermez le capot de votre machine. Pour le coup on est sur une approche hybride de l’IA car sur le principe Gemini Spark intervient sur le Cloud mais aussi sur la machine (je ne sais pas pour le Googlebook).

L’écosystème logiciel et la sécurité sur Googlebook

Côté applicatif, le Googlebook veut faire converger le meilleur des mondes comme sur ChromeOS :

  • la navigation de bureau complète via Chrome avec la prise en charge intégrale des extensions
  • le catalogue d’applications du Google Play Store adaptées aux grands écrans et au duo clavier/souris
  • les Progressive Web Apps (PWA)

La création de contenu n’est pas oubliée avec le support d’outils comme Adobe Photoshop, Lightroom et CapCut (en dehors de cette annonce, nous avions aperçu aussi le logo d’Adobe Premiere Pro pour l’Acer Googlebook 14). Côté gaming, Google lance le programme « Google Play Games Level Up » qui va regrouper le top 100 des jeux optimisés pour les configurations bureau. Il faudra toujours compter sur le Cloud gaming pour profiter de triple A.

Je trouve qu’avec les Googlebooks (finition et configuration technique) Google frappe plutôt fort ainsi qu’avec les features suivantes :

  • l’intégration native de Google Antigravity (visible comme une partition dans l’explorateur de fichiers). Pour rappel, c’est la plateforme dédiée au développement et au déploiement d’agents IA directement sur la machine.
  • la mise à disposition d’un environnement Linux complet permettant de faire tourner des outils en ligne de commande comme Claude CLI ou Antigravity CLI pour coder avec des agents autonomes.
  • une sécurité matérielle certifiée : le terminal Linux repose sur un hyperviseur certifié niveau 5 isolé par pKVM. Associé à la puce matérielle Google Titan (racine de confiance matérielle) et à la défense en profondeur héritée de ChromeOS, l’exécution de code ou de conteneurs s’effectue sans aucun compromis pour les données personnelles.

Enfin, concernant les mises à jour, Google s’engage sur 10 ans de mises à jour de sécurité et d’ajouts de fonctionnalités réguliers (Feature Drops) garantis pour l’ensemble des machines. On reste sur un paradigme similaire à ChromeOS et on intègre les feature drops comme sur Android.

Googlebook : offres de lancement et disponibilité

Pour accompagner cette annonce, Google muscle son offre de lancement avec un ensemble d’avantages logiciels offerts avec chaque machine :

  • 1 an d’abonnement Google AI Pro offert (comprenant 5 To de stockage cloud et l’accès complet aux fonctionnalités de Gemini Advanced). J’espère que les fonctionnalités intégrées ne nécessitent pas un abonnement Pro car cela signifierait qu’on rentrerait dans un modèle SaaS et pas sûr que ça convienne à tout le monde…
  • 1 an d’accès offert à GeForce NOW pour profiter des jeux AAA en cloud gaming.
  • 3 mois d’accès offerts à YouTube Premium, Adobe Photoshop et CapCut.

Concernant le calendrier, les précommandes sont ouvertes à partir de ce 21 septembre 2026 (uniquement aux Etats-Unis d’après ce que je constate). Les premiers modèles arriveront en magasin le 4 octobre aux États-Unis, et dès le lendemain, le 5 octobre 2026 en France, au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne et en Australie.

Bon, les Googlebooks semblent vouloir attaquer frontalement les Macbooks :

  • une finition hardware et possiblement software aux petits oignons
  • l’interopérabilité PC et smartphone Android qui devrait être fluide
  • une volonté de séduire les développeurs

Le vrai critère différenciant : l’intégration de l’IA à tous niveaux, qu’Apple n’a pas nativement. Hâte d’en tester un et de vous faire mon premier retour d’expérience !

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